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1999 - Caligula

de Albert Camus

Mise en scène : Géraldine Boury et Patrick Rouzaud

La distribution | Les photos de la pièce

Caligula est une pièce de théâtre écrite par Albert Camus, entamée en 1938 (le premier manuscrit date de 1939), et publiée pour la première fois en mai 1944 aux éditions Gallimard.

La pièce fera par la suite l’objet de nombreuses retouches. Elle fait partie, avec l’Étranger (roman, 1942) et le Mythe de Sisyphe (essai, 1942) de ce que l’auteur a appelé le « cycle de l’absurde ».

Certains critiques perçurent la pièce comme existentialiste, courant philosophique auquel Camus se défendit cependant toujours d’appartenir.

Elle met en scène Caligula, empereur romain déchiré par la mort de Drusilla, sa sœur et amante.

Voici le thème de la pièce présenté par l’auteur lui-même :

« Caligula, prince relativement aimable jusque là, s’aperçoit à la mort de Drusilla, sa sœur et sa maîtresse, que "les hommes meurent et ils ne sont pas heureux". Dès lors, obsédé par la quête de l’absolu, empoisonné de mépris et d’horreur, il tente d’exercer, par le meurtre et la perversion systématique de toutes les valeurs, une liberté dont il découvrira pour finir qu’elle n’est pas la bonne. Il récuse l’amitié et l’amour, la simple solidarité humaine, le bien et le mal. Il prend au mot ceux qui l’entourent, il les force à la logique, il nivelle tout autour de lui par la force de son refus et par la rage de destruction où l’entraîne sa passion de vivre.

Mais, si sa vérité est de se révolter contre le destin, son erreur est de nier les hommes. On ne peut tout détruire sans se détruire soi-même. C’est pourquoi Caligula dépeuple le monde autour de lui et, fidèle à sa logique, fait ce qu’il faut pour armer contre lui ceux qui finiront par le tuer. Caligula est l’histoire d’un suicide supérieur. C’est l’histoire de la plus humaine et de la plus tragique des erreurs. Infidèle à l’homme, par fidélité à lui-même, Caligula consent à mourir pour avoir compris qu’aucun être ne peut se sauver tout seul et qu’on ne peut être libre contre les autres hommes. »

La version définitive est la version en quatre actes de 1944, d’abord publiée conjointement avec Le Malentendu puis éditée seule la même année.

Il existe une version de 1941 en trois actes, publiée en 1984, dans les Cahiers Albert Camus.

Entre les deux versions, la guerre et l’occupation ; et la démonstration par l’horreur qu’un nihilisme absolu n’est pas défendable force Camus à reforger sa pièce, plus politique peut-être, en particulier en faisant prendre plus de poids au personnage de Cherea, qui comprend Caligula et sa logique implacable de l’absurde mais refuse d’y adhérer, car il ne peut nier l’homme, il ne peut nier la vie au nom de son intelligence.


La distribution

  • Caligula : Christophe Mouton
  • Caesonia : Isabelle Lucas
  • Scipion : Gérald Testé
  • Helicon : Patrick Rouzaud
  • Cherea : Arnaud Longé
  • Senectus : André Nicolas
  • Métellus, 1er praticien : Fabrice Loones
  • Lépidus, 2ème praticien : Jean-Charles Neleutère
  • Octavius, 3ème praticien : Alain Dulin
  • L’intendant : Géraldine Cornet
  • Mereia : Sauveur Carlus
  • Mucius : Antoine Barret
  • Femme de Mucius : Géraldine Boury
  • Les poètes : Géraldine Cornet
  • Le garde : Sauveur Carlus



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