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2008 - Orphée

de Jean Cocteau - (Voir le site officiel du comité Jean Cocteau)

Mise en scène : Patrick Rouzaud

Mot du metteur en scène | La distribution | Les photos de la pièce


Jean Cocteau se saisit de l’histoire et du mythe d’Orphée mais ne s’intéresse à l’évidence pas à ce qui attire habituellement l’attention.

L’amour immense d’Orphée pour Eurydice, qui pousse le poète à descendre chez les morts pour arracher sa bien-aimée des mains des dieux infernaux, a complètement disparu.

Dans la pièce de 1925, Orphée accorde tout son intérêt et son attention à son seul cheval.

Lorsqu’il perd Eurydice définitivement après l’avoir ramenée d’entre les morts, il s’exclame "Ouf ! on se sent mieux" et laisse entendre qu’il a fait exprès de poser sur sa femme le regard fatal.

Nous sommes loin de la passion, il faut voir la volonté du poète de déplacer le centre de gravité au profit de l’autre composante : le voyage chez les morts.

Ce dialogue avec l’au-delà attire Cocteau qui écrit "Orphée, c’est la première fois qu’on montre de la nuit en plein jour".






Mot du metteur en scène

Blanc, rouge, noir.

Ces 3 couleurs reflètent bien l’ambiance d’Orphée de Cocteau :

Pureté, passion, mort.

Madame Eurydice Reviendra Des Enfers :

cet acrostiche n’a rien d’onirique et n’est en fait qu’un trait d’humour de l’auteur ! Fantaisie transmise par un cheval, symbole de l’inspiration des poètes...

Orphée est un vrai bijou de poésie, ingénieusement saupoudré de sourires.


La distribution

  • Prologue : Patrick Rouzaud
  • Eurydice : Emilie Brotons
  • Orphée  : Lajos Kulcsar
  • Le Cheval : Leonardo Alejandro
  • Heurtebise : Patrick Lo Porto
  • La mort : Maud Chartier
  • Raphaël : Jérôme Feucht
  • Azraël : Alain Dulin
  • Le juge : Christophe Bourgois / Morgan Laubert (*)
  • Cegeste  : Alain Dulin
  • Le greffier : Jérôme Feucht
  • Le commissaire : Christophe Bourgois / Morgan Laubert

(*) En alternance


Les photos de la pièce